De face : Mise en valeur de la poitrine (symbole de la femme nourricière) cette partie étant complètement visible alors que le reste du corps reste caché ;
De dos : Mise en valeur du bassin et des hanches par un jeu de transparence à ce niveau du corps (symbole de la sexualité mais aussi de la naissance de la vie).
En affichant sa féminité la femme souvent s'emprisonne dans une image type de la femme : femme fatale, femme nourricière, femmes porteuse…etc.
Le ruban rouge qui lui ceint la poitrine raconte le pouvoir de la femme sur la vie ce qui est une force aujourd'hui mais qui a longtemps été un frein à sa liberté car la femme a longtemps été un simple objet, une matrice, nécessaire à la reproduction des hommes.
Les deux couleurs utilisées représentent pour le blanc la pureté, la
virginité, la douceur, la fragilité, et pour le rouge, la vie, le sang,
la violence, l'amour et la douleur.
Dans ce costume j'ai voulu traduire la contradiction féminine qui en ce
libérant d'une image s'enferme souvent dans une autre image.
Sujet : Costume réalisé pour une exposition sur la condition féminine à travers les temps. En utilisant un style précis de costume il s'agissait de traduire un ou plusieurs des composants caractérisant la femme. Le style imposé était le costume des merveilleuses du début du XIXème siècle.
Cette période marque la première libération des femmes dans l'histoire. Le costume porté à cette époque évoque bien cette nouvelle liberté : le corps est enfin soulagé puisque le port d'un corps baleiné n'est plus d'actualité. Le jeu de transparence créé par l'utilisation de tissu tel que la mousseline, le crêpe de soie, et les cotonnades légères, met en valeur le corps de la femme sans l'emprisonner. Le mouvement est enfin libéré.
